06
octobre
2011

La problématique du développement durable est, dans la filière de l'édition, de plus en plus intégrée dans les procédés comme dans les positionnements. La création et l'évolution des labels le prouvent. Pour se repérer dans le dédale de ces éthiques étiquettes, voici un bref inventaire et quelques points de repères.

 

Écorce

 

 

 

La marque Imprim’vert

Logo Imprim'Vert
Elle a été créée en 1998 pour distinguer les imprimeries soucieuses de l’impact environnemental de leur activité. Les exigences de la marque portent sur quatre critères simples : la bonne gestion des déchets dangereux, la sécurisation de stockage des liquides dangereux, la non-utilisation des produits toxiques, la sensibilisation environnementale auprès de la clientèle…

Cette marque a permis de sensibiliser les professionnels de l'édition et les efforts ont abouti à des résultats très positifs sur l’emploi des encres. Les encres minérales, très toxiques, ont été remplacées par des encres végétales fabriquées avec des solvants à base d’huile végétale et biodégradable. Les pigments restent quant à eux des produits solides qui nécessitent un retraitement. La plupart des imprimeurs sont aujourd’hui “Imprim’vert” et la marque s’est étendue en Allemagne, en Espagne, etc.

 

 

 

L'Écolabel européen

Logo Ecolabel
L’Écolabel est la certification écologique européenne officielle. En appliquant le principe d'éco-conception, ce label prend en compte l’impact environnemental de chaque étape du cycle de vie d'un produit. Concernant la filière de l’édition, le papier ainsi labellisé remplit tous les critères environnementaux et de performances garantissant un moindre impact sur l’environnement "du berceau à la tombe". L’Écolabel offre la meilleure garantie de qualité environnementale. Il existe deux Écolabels au cahier des charges équivalents : l’Écolabel européen (la fleur) et l’Écolabel nordique (le cygne blanc).

 

Si le papier n’est pas issu de fibres de bois recyclées et ne bénéficie pas de l’Écolabel, il faut veiller à l’origine des fibres de bois vierge utilisées dans sa production. Deux labels certifiant la gestion des forêts et la traçabilité du bois existent : FSC et PEFC.
 La certification ne concerne pas seulement le papier, il faut aussi que chaque acteur de la filière, du producteur à l'imprimeur, soit labélisé. Par contre, l'agence de communication est considérée comme un consommateur final et à ce titre, elle n'a pas à être certifiée.

 

 

 

FSC (Forest Stewardship Coucil)

Logo FSC
FSC est une organisation internationale fondée par les associations de défense de l’environnement en 1993, au lendemain de la conférence de Rio. Elle a créé un cahier des charges de principes de gestion durable qui constitue aujourd’hui une référence mondialement reconnue. Le label FSC est un label indépendant de l’industrie forestière.

Ce label assure un lien de transparence entre une production et une consommation responsables. Il permet de choisir en toute connaissance de cause des papiers dont la production est écologiquement appropriée, socialement bénéfique et économiquement viable. Ce label exigeant, crédible et transparent s’applique à des produits à base de bois respectant l'ensemble des critères. Et ce n'est pas seulement le produit qui doit être labélisé, mais aussi chaque acteur de la filière de production, imprimeur compris ! Sans cela, impossible d'arborer sur vos documents imprimés les logos en question.

 

 

 

PEFC (Program for Endorsement of Forest Certification Schemes)

Logo PEFC
PEFC est une certification de gestion forestière créée par les fédérations européennes de propriétaires forestiers qui estimaient que la certification FSC était inadaptée à la petite propriété forestière et trop contraignante. Contrairement à la certification FSC, la certification PEFC n’est soutenue par aucune ONG internationale car elle reste sous contrôle de l’industrie forestière.

En France, la certification PEFC est basée sur le principe de l’amélioration continue et de l’engagement volontaire : un propriétaire privé adhère à une charte régionale de bonne gestion et s’engage à la mettre en œuvre en respectant une liste de recommandations.

Concernant les controverses liées à ce label et les critiques qui lui sont faites, nous vous invitons à consulter les résultats d'une enquête, ainsi que la réponse de PEFC à certaines critiques.

 

 

 

Pour aller plus loin

• Quelles sont les différences précises entre les labels PEFC et FSC ? L'Université Libre de Bruxelles fait le comparatif sur son site, dans la rubrique ActuSciences. C'est à lire ici et .

• L'éco-conception devrait prévaloir dans chaque processus de création. Pour bien en comprendre les tenants et les aboutissants, nous vous invitons à lire cet article de l'Ademe ainsi que l'article de TerraEco.

• Et surtout, pensez à recycler vos déchets papier ! En France, seulement 40% des papiers sont triés (Ademe - Modecom 2009).

 

 

 

Si l'invention et le développement de ces labels constituent des avancées, il faut éviter de leur porter une confiance aveugle. L'écoblanchiment (greenwashing) est un risque réel et la tentation d'utiliser labels et certifications comme autant d'agents blanchissants existe. Elle est d'autant plus forte que les critères de certification sont nombreux et complexes et que les moyens de vérification sont souvent hors de portée du grand public.

 

Il convient donc d'être vigilant sur la labellisation de son fournisseur mais aussi sur le strict respect des critères souscrits par lui. Plus que tout, c'est sa sincérité qui vous rassurera quant à la réalité de sa démarche de développement durable.

 

 

 

Sources :

Notre-planète : Labels écologiques
Wikipedia : Ecolabel ; FSC ; PEFC
Ademe
Écofolio

 

 

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Exotypie n. m. (gr. exô, au-dehors, et typie, impression).
Se dit de l'ensemble des activités précédant l'impression ou la publication.